Le blog de Di Brazzá, artiste multicarte.
Livre broché # 6,50VIII
Et même si tu n’étais plus le même
Ou la même
Même si tu n’embrassais plus ni le jour ni la nuit
Avec les mêmes yeux
Même si tu te savais à même
De ne plus rien comprendre à rien
De ce qui te fut chair
Et ambre
Même si l’air à l’air
Et la terre à la terre
Et le feu au feu
Et la glace à la glace
Faisaient irrémédiablement obstacle
Même si d’aventure l’aventure du vent
Devait prendre fin sur la route
Si la cendre et l’oiseau devaient mêler leurs langues
Si devaient japper les poissons
Il y aura toujours ici
Quand même
Un espace de jeu
Une sorte de champ de mer où célébrer l’union
De l’homme et des étoiles
Une main pour écrire
Même l’ombre a une ombre.
dibrazza | 00 h 52 | Rubrique : Publications
Commentaires
même si...
Christiane
01/06/08 à 14:46
Même si la lampe est éteinte et l'hôte endormi dans quelque bacchanale
Même si son corps m'est étranger
Même si j'ai dû me prostituer
Il restera
dans la nuit pure
ce rayon de lune qui vêt
de pureté
celle de l'innocence
arrachée au sang des batailles
celle de la griffe qui m'a déchiquetée
celle de la lèvre qui m'a refusée
Alors
je partirai
par le chemin de nuit
jusqu'au crêt
là-haut
où bascule le jour
et dans l'aube
magnifiée
je planterai
l'amour
meurtrier
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