" L'écorce ne savait plus parler
il n'a donc rien su
ni qu'il avait caressé une morte
ni qu'il l'avait ressuscitée"
Sandrine Rotil-Tiefenbach (Dissipation)
H. Shajarian (voix et tombak): Penhan Nashakiba. Musique traditionelle iranienne.
CD non disponible en France.
-« On aurait dit la maison de mon père. On dirait la maison de mon père. Il a souri. J’en suis très heureux. Asseyez vous. Mettez vous à votre aise. Voulez vous boire quelque chose ? Il a ouvert un coffre, s’est saisi d’une bouteille et puis : Midleton ? Un des meilleurs whiskey d’Irlande. C’est mon frère qui me l’a offert. Lorsqu’il a pris sa retraite il a quitté Cork et s’est installé à Bandon. Un petit bourg. Très tranquille au bord d’un fleuve. Le Bandon. On ne peut pas dire qu’on ait fait preuve de beaucoup d’imagination pour baptiser cette ville. Mais elle est très agréable. Et, je le répète, très tranquille. Je ne bois pas d’alcool, ai-je dit. Pourquoi ai-je dit ça je ne sais pas. Il a eu l’air un peu surpris. Cela se voit-il donc tellement que je bois ? Cependant il s’est repris très vite et m’a proposé du thé. Je vous accompagnerai a-t-il dit. Oui, nous nous parlions en anglais. Comme on le fait toi et moi. C’est pratique l’anglais. Tout le monde le parle un peu. Lui le parlait très bien. Couramment. Non. Je ne sais pas comment il s’appelle. Son nom de famille bien sûr je le connais puisqu’il est inscrit sur la sonnette, dans le hall de l’immeuble, mais son prénom par contre je ne le connais pas, juste l’initiale : R. Je ne le lui ai jamais demandé. Même lorsque je lui ai dit le mien de prénom, il ne m’a pas donné le sien en retour. Peut-être a-t-il compris dès le départ que cela ne m’intéressait pas de le savoir. Que cela n’avait aucune importance pour moi. Quand j’ai dit Zengo, je m’appelle Zengo. Il l’a répété plusieurs fois. En le faisant claquer. Mais délicatement alors qu’il avait une voix d’oisillon : aigüe, perçante quoique comme étranglée. Vous êtes kurde n’est-ce pas ? Kurde d’Iran. Je me trompe ? Et là, il m’a parlé farsi. M’a souhaité bienvenue encore et encore en farsi, en y mêlant quelques mots de sorani, ma langue, dont il ne savait que quelques formules toutes faites, quelques proverbes aussi. Autant il parlait bien farsi, presque comme l’anglais, autant il était hésitant quand il parlait ma langue. Avec un accent qui me semblait étrange. Mais j’étais si heureux de l’entendre dans la bouche d’un autre. Même d’un étranger. Il y a si longtemps que je ne l’avais plus entendue ma langue. Ici je ne la parle pas. Il y a bien des kurdes mais ils sont de Turquie. Et puis, ils restent entre eux, toujours entre eux. On dirait qu’ils n’ont pas le droit de s’éloigner de leur groupe. Ça m’est égal. Ils ne parlent pas sorani. C’est le sorani que je veux entendre. Et lui, le vieux, avec sa voix d’oiseau qui appelle sa mère, sa voix qui dit j’ai faim, lui illa parlait un peu ma langue. C’est ce peu là qui fit, peut-être, que je me décidai à enlever ma veste et mon écharpe. À les poser sur le rebord du divan. Permettez ? Il a disparu avec elles. Je vais préparer le thé. Vous verrez il est excellent. Pendant ce long moment durant lequel il m’a laissé seul au salon, mes yeux allaient ici et là. Les murs étaient très hauts, comme chez mon père. Sur l'un d'eux était suspendu un merveilleux tapis, orné d’oiseaux et de bouquets. On aurait dit un bidjar mais il semblait beaucoup plus fin, plus fragile. Sous mes pieds déchaussés, par contre, je suis sûr que c’en était un. Tous les meubles étaient modernes, très contemporains. Comme chez mon père. Toujours comme chez mon père. Et, comme chez mon père il y avait un tombak, dans un coin, près d’une sorte de guéridon. Alors, bien qu’il ne faille surtout pas se comporter ainsi: je me suis levé. Et j’ai pris le tombak dans mes mains. Comme la plus précieuse des pierres précieuses. Sa peau était très distendue. On sentait bien qu’il n’était là que pour ajouter une touche d’exotisme supplémentaire. Il est en cerisier, c’est très rare m’a dit le vieux en revenant. Il portait avec lui un plateau de cuivre qu’il disposa sur la petite table qui faisait face au divan. Je reviens. Et il revint en effet, très vite, une théière et deux mugs à la main. Puis il s’assit auprès de moi. Tandis que le thé infusait il m’a demandé ce que je faisais dans la vie. Avant. Avant tout cela. Avant d’être ici. Je lui ai dit qu’auparavant j’étais étudiant. En architecture. Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça. Je ne sais pas. Alors il m’a parlé des mosquées iraniennes, d’Ispahan, bien sûr mais : c’est le pays des yarsan que je préfère. J’aime leurs mausolées, si simples, si purs. Leurs dômes comme de petits seins en poire dressés vers le ciel, comme s’ils puisaient dans ce même ciel le lait divin qu’ils donnent à boire au pèlerin. Et il s’est mis à en citer un certain nombre de ces mausolées, celui de Pir Musi à Karind Ghard, de Baba Yadgar sur le mont dalahu, celui de Shah Khoshin au Lorestan, et tant d’autres et tant d’autres et puis il a parlé aussi de cette marche qu’il avait faite tout au long de la Sirvan, la rivière sacrée des yarsan. Mais vous connaissez tout cela mieux que moi très certainement. J’ai dit oui. Que je connaissais. Mais non, bien sûr, je ne connaissais pas. Je crois que ma grand-mère maternelle, ou arrière grand-mère était originaire de cette région là. De ces montagnes et ces vallées quasi désertiques. Mais nous, ma famille et moi, avons toujours vécu à Téhéran où mon père avait son commerce. Téhéran que je n’ai pas souvenir d’avoir quitté un jour. Mon père n’aimait pas les voyages. Que diriez vous d’un peu de musique ? Je n’ai rien ici qui puisse vous rappeler votre Kurdistan. Mais j’ai d’excellents enregistrements de musique traditionnelle perse. Et il joua alors un disque de H. Shajarian qui me combla d’aise. Vivant à Téhéran j’avais été bercé par toutes ces musiques chargées d’histoire. Et puis vint le moment. Le moment que je redoutais. Je savais où j’étais. Il faisait très chaud. Parfois je me demande si il n’avait pas remonté le chauffage lorsqu’il s’était absenté. Je savais où j’étais. Ce qu’il était prévu que j’y fasse. Je n’étais pas prêt. Le gros Nourredine, lui, l’arabe, celui que tous ses frères appellent le cochon mais dans son dos tant il est grand et gros et effrayant, le gros Nourredine, lui, il n’a pas cette pudeur. Quand il voit passer un homme qui l’a payé il dit tu vois celui là aussi je l’ai niqué. Et il mîme la scène . Et couine. Et grogne. Et tout le monde rit. Et l’homme baisse la tête, tout en jetant un œil à droite et à gauche pour s’assurer qu’hormis nous nul n’a fait attention à la scène. Il continue sa marche. Le poids du ciel sur les épaules. Tout le poids du rire de Nourredine aussi. Mais moi je ne suis pas comme ça. Je n’aime pas les hommes. Et puis je suis marié. Avec Merivan. D'elle j'ai deux enfants. Pourquoi j’étais là ? Parce qu’il m’a suivi. Je sentais bien que quelqu’un s’attachait à mes pas. Mais je ne savais pas pourquoi. Au début je croyais que c’était la police. J’avais peur. Plusieurs fois j’ai tourné la tête et chaque fois il était là, tout vieux, tout maigre dans son petit manteau. Si je hâtais le pas, il le hâtait. Changeais d’itinéraire, il en changeait aussi. Alors j’ai compris. J’avais froid. Avec lui peut-être aurais-je chaud. Un moment. J’avais faim. Avec lui peut-être aurai-je de quoi manger le lendemain. Je pensais à Nourredine qui ne manquait jamais de rien. Je me suis arrêté. Et j’ai sorti une cigarette. Alors il m’a rejoint. Lui aussi tenait une cigarette entre ses doigts. Longue, et fine. Il m’a dit vous avez du feu. J’ai dit oui. Ça fait du bien une cigarette dans ce froid. J’ai dit oui et puis aussi c’est vrai qu’il fait très froid. Vous dormez dehors n’est ce pas ? Comme tous les autres ? J’ai dit oui je dors dehors comme tous les autres. Et vous espérez passer la frontière ? Oui. Aller en Angleterre ? Oui. Et il m’a proposé de me réchauffer un moment chez lui. J’ai compris. J’ai compris tout de suite ce que ça voulait dire. Il avait un peu des manières de femme. Pas trop prononcées mais ça se voyait quand même. J’ai compris. Alors bien après, quand il a mis cette musique iranienne, quand j’ai entendu le son du tombak j’ai pensé à mon père. J’ai pensé mon père ferme les yeux mon père ne regarde pas. Ne regarde pas ce que ton fils va faire dans cette maison qui ressemble tant à la tienne. Sur ces tapis qui ressemblent tant aux tiens. J’ai demandé au vieux si il avait des films. Des films avec des femmes. Il m’a dit non. Qu’il en avait, oui, des films, mais seulement avec des hommes. Et il en a mis un. Père, ferme les yeux. Mais moi je pouvais pas voir ça. Non, même maintenant je ne peux pas le voir. Alors j’ai dit viens on va dans ta chambre. Brusquement. Aussi brusquement je lui ai dit éteins la lumière. Aussi brusquement je l’ai pris. Mon sexe était comme la pierre. Dur, et froid. Et puis j’ai dit où est la salle d’eau. Et je me suis lavé, lavé. Et tandis que je me lavais je me regardais dans la glace. Je regardais ce corps qui était la honte de mon père. Je ne l’ai pas reconnu. Il avait dit Zengo Zengo Zengo en caressant mes bras. En caressant mon sexe. C’est ce corps là, devant moi qui l’avait entendu. Mais ce corps: qui était-ce ? Père ferme les yeux. Quand je suis ressorti il y avait de l’argent posé sur le plateau de cuivre, à côté de la table. Je ne l’ai pas pris. Je n’ai pas pu le prendre. Et puis je suis parti. Quelques jours après je suis cependant revenu. Vers minuit. À l’heure à laquelle personne n’aurait pu me surprendre à sonner chez lui. Le vieux semblait m’attendre. À chaque fois, parce que j’y suis allé souvent, très souvent, j’ai vu qu’il m’attendait. C’était toujours la même chose. Nous buvions le thé en musique, il disait Zengo, Zengo plusieurs fois, tant de fois, en me tenant la main, en la caressant, en l’embrassant. Il avait acheté un DVD avec des femmes. Nous le regardions un peu puis passions dans la chambre où je le tutoyais. Tout cela dura quelques mois. Pendant lesquels je ne cessais de me dire que tout cela était écrit sur mon visage. Que chacun ici, à Calais, pouvait lire sur mon visage que mon père n’avait plus de fils. Jusqu’à cette nuit. Cette nuit où, tandis que je le prenais, j’ai posé mes mains autour de son cou. Père ferme les yeux. Ferme les yeux Père. Et j’ai serré, serré. De plus en plus fort. Il ne bougeait pas (ferme les yeux) se laissait faire (ferme les yeux, Père). Comme si mon geste allait enfin le libérer de toute cette terre sablonneuse enfoncée dans sa bouche. Comme si, expirant, il allait enfin pouvoir recracher tout ça. Revivre. Marcher à nouveau tout du long de la rivière Sirvan. Alors j’ai desserré mes mains. Je me sentais vide. Terriblement vidé. De tout souffle, toute chair. Et j’ai caressé doucement son épaule. Comme on le fait à une femme. Je ne l’avais jamais fait. Il n’a rien dit. Comme si rien n’avait eu lieu. Et puis il s’est levé, comme je me levai. J’ai regardé l’argent. J’ai dit je peux le prendre il a répondu oui c’est pour vous. Je n’avais jamais pris l’argent auparavant. Je l’ai pris. Il a dit au revoir. Gentiment, comme d’habitude. En sorani. Avec sa petite voix d’oisillon qui appelle sa mère. Il était nu. Au revoir. Au revoir Zengo. Zengo Zengo Zengo. J’’ai refermé la porte. Et ne l’ai plus revu. »
Di Brazzá - Zengo (Pour Z.U)
Chochotte blues?
AUTOPUB , Rappel:
"Récitar Cantando" plutôt que Roman
mon dernier ouvrage : JE EST UNE O.MBRE
est désormais disponible ICI
Du whisky en Iran ? Hum ! Du temps du Chat peut-être... Je ne connais pas ce Midleton (avec un seul "d" ?). Le "meilleur" est sans conteste le Black Bush (de Bushmill malt) à ma connaissance. Mais, bon, un conteur a le droit de tout inventer. Même les écarts à la religion dans un pays répressif.
Argoul, mon bon Argoul, l'action - si il y en a une - ne se situe pas en Iran mais du côté de Calais, que c'est vrai je n'ai pas cité, me contentant d'un très sybillain alors comme ça comme les autres vous voulez passer en Angleterre ou quelque chose comme ça. Quant au Midleton tu pourras le goûter ici : http://www.bienmanger.com/1F1575_Midleton_Very_Rare_2005_Whisky_Irlandais.html?ope=shopzilfr&sope=p2205 à 163 euros la bouteille tout de même;
Bonne dégustation.
amications monsieuhulottes et trèsangattes
dB
je vais rajouter un truc qui situe géographiquement mon récit. Mais du Whisky et du whiskey en Iran, en ce moment, y en a bien plus que dans mon petit bourg.
bon ça y est, c'est fait:
"Que chacun ici, à Calais, pouvait lire sur mon visage que mon père n’avait plus de fils. "
Midleton est un assemblage ! Voilà pourquoi... Je ne m'intéresse depuis 25 ans qu'aux single malt (par goût). Sur Calais, je n'avais pas remarqué le "ici".
Le "ici" il y était pas. je l'ai rajouté aussi. Et je crois que, grace à ton intervention, ce texte est plus clair. à part ça Monsieur argoul il boit que de la race pure? le métissage il boit pas! Rahlalahhhhh... mais bon, dans ce cas, là, ce cas bien précijeprécise: c'est pardonnable et pardonné.
amications purmaltapropos
dB
sang d'encre sang d'ancre sang d'entre
minuit ce qui sépare le jour de la nuit
la nuit de cette nuit-là de nuitquianui
de nuit qui a troué la nuit
chute d'étoiles
Dieu en exil...
"Chaque être humain se tient sous son dôme de ciel" -40/48- Aquarelle- 1970 -Anselm Kiefer
"paysage d'hiver" -43/36- aquarelle-1970-(idem)
1992 - "20 ans de solitude" - ( livre-photographies-feutre-stylo bille-sperme humain) - 286 pages- 30/22/3 (idem)
1998 - "Chute d'étoiles" Sternen-Lager - Sternenfall- acrylique- 465/530 (idem)
Mon cher Dibrazza je te salue et je suis ravi que tu reviennes sur la grande toile.
Car tes textes sont de véritables petites friandises que je savoure bien plus qu’une gorgée de whisky.
Ces petites histoires m’emportent pour un petit quart d’heure, chaque jour, au-dessus de cette grisaille qui flotte dans le moral des gens et sur le climat aussi.
Rien ne manque tout est là, les personnages leurs états d’âme, les parfums, les décors.
C’est du médicament pour l’imaginaire même si les sujets ne sont pas toujours réjouissants.
J’admire ton talent de peintre sans pinceaux ni toiles ni couleurs
Mon cher Klaus Tropp, le prochain chochotte fera certainement souffler sur toi un peu de cette "part de ciel" qui est la nôtre. du moins j'espère.
amications lesteoues
dB
via le truc d'assouline ...
les larmes ont perlé à mes yeux
vot'pseudo est caféiné :-) lol ! dorénavant, j'f'rai "net'ment plus gaffe à vos interventions chez l'Assouline (jamais, vous n'y me remarquerez, plus lambda-imbécile-que-moi-tu-meurs ;-) c'est mon choix (un ego "radespaquerettes" ... perse âne, hic ! de l'adverbial : -ment :-)
Artiste multicarte, cher/e esprit de suite ... kawa décaféiné !
Aux plaisirs (du fond du coeur !)
di brazza serait plus cap'tain Had'ok : whisky, si j'ai pigé (punaise, pas n'importe lequel, gloups !)
Quel artiste, cependant, genre : vous le découvrez sur le truc d'assouline, z'allez lire son dernier billet (pas pris l 'temps de lire les précédents) fol'envie-de-l'encourager (va rigoler di brazza, l'est p't'être l'proch1 persan-ki-va-percer ...
Di Brazza, me permettrai-je ...un truc qui "merde" sur votre truc/blog/là-où-je suis ... pourquoi n'a-t'on pas - avant de vous gribouiller "des trucs/billets/éponses/.... réponses, donc des autres internautes qui ont échangé avec vous et avant que je ne poste ... (dans l'absolu, je m'en moque ! je vous ai dorénavant à l'oeil ;-)
shit ! pas une mince affaire les perses (permettez-moi de me gondoler ... à la bibli, je reprendrai quelquezouvrages, ça va sans dire
(pour de vrai !)
Allez, est-ce qu'on se tutte ou est-ce qu'on se vousse? Mes préférences allant vers la grande Tutterie: je tutte. Si ça te conviens pas, tu me dis, la prochaine fois je te vousse. y a des tu qui valent des vous, et vice versa. C'est pas gênant. Et puis en français je connais mieux mes conjugaisons qu'en portos, je peux aller jusqu'à la deuxième personne du pluriel sans faire de fautes. Bon, que veux tu que je te réponde après une telle avalanche de compliments? Moi, ça me confond ce genre de trux (jtiens? j'ai écrit truX, ça me plait bien). Me tais.En cas de compliments. Pour les insultes je pourrais ne pas me taire. mais y en a pas. Pour l'instant. Par contre ici, la différence avec Passou c'est que mes textes ils sont pas "postés" pour susciter le débat. Alors, mes colonnes de comm elles ont pas cet aspect bistrot foutraque que j'aime bien chez lui. Quant à mes interventions chez Passou, on peut les sauter sans peine (c'est ce que j'appelle le saut Assimil), quand je m'en mêle c'est juste pour faire un petit lâcher de ballons. Tu me diras rien n'empêche, entre deux, de lever les yeux au ciel et de regarder le petit ballon bleu courir après le petit ballon jaune. hein? C'est vrai après tout : rien n'empêche.
Commentaires
argoul
06/06/08 à 13:52
Du whisky en Iran ? Hum ! Du temps du Chat peut-être... Je ne connais pas ce Midleton (avec un seul "d" ?). Le "meilleur" est sans conteste le Black Bush (de Bushmill malt) à ma connaissance. Mais, bon, un conteur a le droit de tout inventer. Même les écarts à la religion dans un pays répressif.
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← Re:
dibrazza
06/06/08 à 14:03
Argoul, mon bon Argoul, l'action - si il y en a une - ne se situe pas en Iran mais du côté de Calais, que c'est vrai je n'ai pas cité, me contentant d'un très sybillain alors comme ça comme les autres vous voulez passer en Angleterre ou quelque chose comme ça. Quant au Midleton tu pourras le goûter ici : http://www.bienmanger.com/1F1575_Midleton_Very_Rare_2005_Whisky_Irlandais.html?ope=shopzilfr&sope=p2205 à 163 euros la bouteille tout de même;
Bonne dégustation.
amications monsieuhulottes et trèsangattes
dB
je vais rajouter un truc qui situe géographiquement mon récit. Mais du Whisky et du whiskey en Iran, en ce moment, y en a bien plus que dans mon petit bourg.
bon ça y est, c'est fait:
"Que chacun ici, à Calais, pouvait lire sur mon visage que mon père n’avait plus de fils. "
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← Re:
argoul
06/06/08 à 14:26
Midleton est un assemblage ! Voilà pourquoi... Je ne m'intéresse depuis 25 ans qu'aux single malt (par goût). Sur Calais, je n'avais pas remarqué le "ici".
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← Re: Pur malt
dibrazza
06/06/08 à 14:36
Le "ici" il y était pas. je l'ai rajouté aussi. Et je crois que, grace à ton intervention, ce texte est plus clair. à part ça Monsieur argoul il boit que de la race pure? le métissage il boit pas! Rahlalahhhhh... mais bon, dans ce cas, là, ce cas bien précijeprécise: c'est pardonnable et pardonné.
amications purmaltapropos
dB
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minuit
C
06/06/08 à 15:58
sang d'encre sang d'ancre sang d'entre
minuit ce qui sépare le jour de la nuit
la nuit de cette nuit-là de nuitquianui
de nuit qui a troué la nuit
chute d'étoiles
Dieu en exil...
"Chaque être humain se tient sous son dôme de ciel" -40/48- Aquarelle- 1970 -Anselm Kiefer
"paysage d'hiver" -43/36- aquarelle-1970-(idem)
1992 - "20 ans de solitude" - ( livre-photographies-feutre-stylo bille-sperme humain) - 286 pages- 30/22/3 (idem)
1998 - "Chute d'étoiles" Sternen-Lager - Sternenfall- acrylique- 465/530 (idem)
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Juste des mots
Klostro
06/06/08 à 17:55
Mon cher Dibrazza je te salue et je suis ravi que tu reviennes sur la grande toile.
Car tes textes sont de véritables petites friandises que je savoure bien plus qu’une gorgée de whisky.
Ces petites histoires m’emportent pour un petit quart d’heure, chaque jour, au-dessus de cette grisaille qui flotte dans le moral des gens et sur le climat aussi.
Rien ne manque tout est là, les personnages leurs états d’âme, les parfums, les décors.
C’est du médicament pour l’imaginaire même si les sujets ne sont pas toujours réjouissants.
J’admire ton talent de peintre sans pinceaux ni toiles ni couleurs
..…Juste des mots.
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← Re: Juste des mots
dibrazza
06/06/08 à 18:11
Mon cher Klaus Tropp, le prochain chochotte fera certainement souffler sur toi un peu de cette "part de ciel" qui est la nôtre. du moins j'espère.
amications lesteoues
dB
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trop beau/touchant/persan ...
commentaire
06/06/08 à 20:51
via le truc d'assouline ...
les larmes ont perlé à mes yeux
vot'pseudo est caféiné :-) lol ! dorénavant, j'f'rai "net'ment plus gaffe à vos interventions chez l'Assouline (jamais, vous n'y me remarquerez, plus lambda-imbécile-que-moi-tu-meurs ;-) c'est mon choix (un ego "radespaquerettes" ... perse âne, hic ! de l'adverbial : -ment :-)
Artiste multicarte, cher/e esprit de suite ... kawa décaféiné !
Aux plaisirs (du fond du coeur !)
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alors ça ...
re-moi pardi
06/06/08 à 21:20
di brazza serait plus cap'tain Had'ok : whisky, si j'ai pigé (punaise, pas n'importe lequel, gloups !)
Quel artiste, cependant, genre : vous le découvrez sur le truc d'assouline, z'allez lire son dernier billet (pas pris l 'temps de lire les précédents) fol'envie-de-l'encourager (va rigoler di brazza, l'est p't'être l'proch1 persan-ki-va-percer ...
Di Brazza, me permettrai-je ...un truc qui "merde" sur votre truc/blog/là-où-je suis ... pourquoi n'a-t'on pas - avant de vous gribouiller "des trucs/billets/éponses/.... réponses, donc des autres internautes qui ont échangé avec vous et avant que je ne poste ... (dans l'absolu, je m'en moque ! je vous ai dorénavant à l'oeil ;-)
shit ! pas une mince affaire les perses (permettez-moi de me gondoler ... à la bibli, je reprendrai quelquezouvrages, ça va sans dire
(pour de vrai !)
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← Re: alors ça ...
Anonyme
06/06/08 à 21:38
Allez, est-ce qu'on se tutte ou est-ce qu'on se vousse? Mes préférences allant vers la grande Tutterie: je tutte. Si ça te conviens pas, tu me dis, la prochaine fois je te vousse. y a des tu qui valent des vous, et vice versa. C'est pas gênant. Et puis en français je connais mieux mes conjugaisons qu'en portos, je peux aller jusqu'à la deuxième personne du pluriel sans faire de fautes. Bon, que veux tu que je te réponde après une telle avalanche de compliments? Moi, ça me confond ce genre de trux (jtiens? j'ai écrit truX, ça me plait bien). Me tais.En cas de compliments. Pour les insultes je pourrais ne pas me taire. mais y en a pas. Pour l'instant. Par contre ici, la différence avec Passou c'est que mes textes ils sont pas "postés" pour susciter le débat. Alors, mes colonnes de comm elles ont pas cet aspect bistrot foutraque que j'aime bien chez lui. Quant à mes interventions chez Passou, on peut les sauter sans peine (c'est ce que j'appelle le saut Assimil), quand je m'en mêle c'est juste pour faire un petit lâcher de ballons. Tu me diras rien n'empêche, entre deux, de lever les yeux au ciel et de regarder le petit ballon bleu courir après le petit ballon jaune. hein? C'est vrai après tout : rien n'empêche.
amications mongolfières
dB
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← Re: alors ça ...
C
07/06/08 à 01:19
alors ça....
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